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Entrée du village de Grône, sur la droite, se dresse une maison du siècle
dernier d’honnête facture. Une enseigne annonce un café-restaurant. Une
grande place invite les voitures à s’arrêter.
La porte franchie, on se
retrouve dans un bistrot de village assez quelconque. Le sourire de Maria et
quelques recommandations de plats alléchants nous suggèrent que,
peut-être, ce café vaut le détour.
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Un p’tit bout de femme, menue et affable, accueille les clients. Maria Neurohr n’est pas grande et son sourire lui mange le visage. Posez-lui trois questions, et diserte, elle vous conseillera sur le vin idéal pour l’apéritif, le plat à déguster aujourd’hui, le menu à commander pour un jour de fête… Une cuisine raffinée? La chose semble incongrue dans le décor. Et pourtant…Corinne Véron, jeune cheffe de cuisine bretonne, tire de son piano les meilleurs accords. Un tandem de choc pour redonner vie au Café-Restaurant des Alpes de Grône. Sur la base d’une carte relativement traditionnelle – joli choix de salades, potage du jour (délicieux!), rosace de saumon fumé, filets de perche, entrecôte et tartare de boeuf. Corinne Véron nous fait découvrir un goût de la perfection, le sens du détail et un savoir-faire admirable. Des plats classiques, mais des produits de qualité, une présentation sophistiquée et une passion évidente pour son métier. Ses origines bretonnes lui font aimer le poisson. Sa farandole du Pêcheur, sauce safranée, sa sole «meunière» au beurre citronné ou ses gambas flambées au whisky en témoignent.
FM (Nouvelliste, le 18 février 2005) |
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